La nourriture

au coeur du monde 

"Contemplons cette nourriture et regardons  combien nous l'honorons par notre manière de vivre "

C'est dans l'hiver capricieux que nous nous retrouvons pour ce partage du coeur. 

Shin en japonais , que l'on traduit souvent par esprit , signifie le coeur, notre coeur mais surtout le coeur du monde. 

2 jours pour ouvrir l'espace, se rendre disponible , se détendre pour nourrir la vie de tout notre être . 2 jours pour recevoir et redonner dans l'esprit de la seconde contemplation. 

L'hiver 

La saison de l'hiver est celui du ralentissement, de l'introspection , des plaisirs autorisés , de la mélancolie aussi. En lien avec la nature  notre rythme ralenti et offre une perception différente, une autre espace. C'est aussi une forme de deuil  l'hiver,  l'année qui s'en va, un cycle qui se finit, et le moment de laisser la place au nouveau à venir. Comme toutes les saisons , à la fois une transition, un processus et une réalité entant que telle.

Mais il n'est pas toujours évident d'apprécier l'hiver dans  tout ses possibles quand  la religion de la productivité et de l'efficacité envahissent jusqu'à notre subconscient.. Ces 2 jours vont nous aider à s'accorder au  temps profond grâce à une nourriture ajustée.

L’esprit : 

Faire une retraite chez soi c’est rentrer dans la pratique de la situation, principe fondamental à la vie, celui de la résilience grâce à l’interdépendance ( la systémique)  qui nourrie  la vie en mouvement. Vous ne serez peut être pas seul(e), devrez travailler, sortir , peu importe l’engagement est de s’occuper de votre vie en ne « vous en occupant plus », de suivre le déroulement du planning  afin de ne plus décider  ( ou un minimum) et redonner à votre être l’espace  de  l’intuition libérée de vos choix. 

On ne peut remplir une tasse de thé  déjà pleine, aussi une retraite c’est devenir la tasse vide qui reçoit le breuvage, c’est être le bol vide qui reçoit la nourriture et pour cela il n’y a rien d’autre à faire que de se laisser prendre par la main. 

L’autre principe essentiel de la pratique c’est la bienveillance à soi qui passe par la confiance en votre choix. Cette pratique est celle de l’alignement  qui crée l’espace nécessaire à l’émancipation de la vie, à la résonnance du vivant , à l’action juste ( naturelle)  : soyez en certain, les patriarches  et les matriarches de la lignée sont là pour l’attester et vous accompagneront.

Aussi tout ce que vous avez à faire c’est instant après instant  de rester en pleine présence, que ce soit dans l’assise, à respirer ou à manger , soyez pleinement là où vous êtes et quand les pensées s’échappent , revenez à ce que vous faites . Ce n’est pas toujours facile , et en même temps il n’y a aucun enjeu de réussite, juste laisser passer la vie qui s’écoule.

Simplement s’assoir , simplement  cuisiner, simplement  manger. Juste cela ,  non pas à s’observer mais à vivre pleinement ce que nous sommes en train de faire Ainsi, à ne faire que cela sans polluer l’ espace sacré de notre réalité nous nous faisons traverser par l’univers. A s’aligner de cette manière, nous devenons naturellement  l’action juste et activons le principe inclusif de notre nature profonde :  « la vie qui nourrit la vie par la vie ».

Concernant la parole, elle peut être polluante comme nourrissante. Parler peut être silencieux et se taire extrêmement bruyant , aussi laissez-vous guider par la parole juste générée par l’assise. 

Et surtout rappelez-vous que de  détendre son être, que  simplement d’apprécier la beauté de notre nourriture , que de contempler sa vie est l’un des  plus beaux cadeaux que nous puissions offrir au monde, celui de notre détente , de notre accueil sans jugement de la vie telle qu’elle est . 

C’est un activisme spirituel qui nous transforme dans la réconciliation avec le vivant et de là nous conduit vers l’action juste. 

Le planning : 

Suivre un programme permet de «  s’oublier » , c’est aussi une motivation quand on sait que ce programme est suivi par d’autres, et dans ce lien invisible mais bien réel  une activation. De notre vie et de celle des autres . Néanmoins,il ne doit pas être une rigidité , un prétexte supplémentaire de séparation au monde. 

Le fondamental de la cuisine de la bienveillance est la pratique de la situation . Cette pratique surgit en lien avec le programme ( on fait avec ) mis aussi avec ce qui advient dans nos vies ( mon mari ou mes enfants ont besoin de moi, ce mail urgent ) et votre attention se portera sur l’action juste générée par zazen, sans culpabilité aucune . 

Si vous êtres seul(e) et avez du temps je vous recommande bien sûr de le suivre au plus près mais si vous êtes en famille adaptez le.

C’est dans cet ajustement que vous intégrerez la pratique au quotidien et non dans un idéal souvent construit pour éviter de s’engager dans la bienveillance à soi qui aime les petits pas. 

 

Les menus d’hiver 

Ces propositions supposent des achats particuliers mais ils pourraient tout aussi bien s’adapter à d’autres ingrédients. L’idée principale est la pratique de la situation, toujours, de faire avec ce que l’on a. 

 

Et avant de se mettre à cuisiner  on  pose son attention: 

  • Ne pas préjuger de la situation avant de la vivre , entrer en cuisine comme un enfant , juste curieux et disponible 

  • Dans chacune des tâches être en présence active, concentré certes mais en totale ouverture 

  • Etre à l’écoute de  l’intuition de faire qui émerge de la non projection et de la présence active 

La pratique des Oryokis :​

Véritable cœur de la pratique de la cuisine de la bienveillance le moment du repas est la pratique de la réalité telle qu’elle est. Nous recevons le monde, tel qu’il est matérialisé par un menu de saison au 6 saveurs.

Vous pourrez pratiquer à l’assiette ou dans la tradition des bols : les vidéos du site pourront vous guider dans la pratique des bols et que vous adapterez à votre situation . Faites au mieux, ne vous inquiétez pas , il n’y a pas d’erreur possible à pratiquer l’amour de sa nourriture ! 

L'assise accordée : 

« Quand je mange je mange, quand je dors , je dors » dit le sage , 

Ne faire que s’assoir pour ensuite ne faire que cuisiner, que manger pour simplement vivre mais pleinement vivre.

S’assoir est à la fois d’une simplicité désarmante car c’est notre assise naturelle, celle des bébés qui sans tensions se tiennent la colonne droite mais détendue sur leur sacrum et en même temps extrêmement compliquée car dans nos vies volontaristes nous avons perdu le sens de l’équilibre. 

Porté par nos pensées c’est souvent notre tête qui conduit notre corps , mentalement mais aussi physiquement. L’exercice de s’observer marcher peut-être intéressant pour situer notre manière de vivre dans le monde, mettons-nous la tête en premier ou nos pas ? Essayer de marcher en ramenant le haut du corps vers l’arrière peut nous aider à ressentir la peur ou la confiance qui nous habite. 

Aussi avant de s’assoir je propose à votre corps de trouver par lui-même cette posture de l’équilibre. 

Les journées de la bienveillance commencent toujours par un  réveil des énergies grâce à un peu de Do in. Ensuite des exercices de respiration ou de seitai . La pratique tibétaine du tsalong est aussi très complète et c’est ce que je vous propose en lien vidéo. 

L’idée principale est  de se rappeler que vous n’avez rien d’autre  à faire que de laisser la gravité jouer pour trouver l’axe naturel du dos , sans tendre ni forcer quoique ce soit. Concernant le mental, les pensées, laissez les venir et partir, ne retenez rien , ne rejetez rien, laissez couler les bruits, les sons, les odeurs, les tensions, les détentes , le souffle en vous sans s’y attarder.

Concernant la respiration , on la laisse également se réguler naturellement et   surtout on se rappelle qu’il n’y a aucun enjeu et que notre assise sera la bonne parce que celle qui se révèle aujourd’hui. Chaque personne est différente, chaque jour est  différent, chaque zazen aussi.

Si vous parlez anglais je vous invite à suivre cette session avec Issho Fujita vendredi : https://www.youtube.com/watch?v=Wg9QXUpmH6Y

Sinon voici un lien  sous titré en français : https://youtu.be/LEVxkYPTJtw

L’approche y est un peu plus formelle mais reste  une bonne présentation. 

zoom  nous permettra de faire les zazens ensemble en silence mais reliés par l'espace invisible du net

Le  rituel d’ouverture: 

Tous comme les enseignements , les rituels sont des cadres permettant la fluidité et la l’harmonisation  de la pratique avec son environnement. Faire un rituel d’ouverture et de fermeture c’est appeler durant le temps de la pratique toutes les matriarches et les patriarches qui avant nous ont pratiqués et c’est bénéficier de leur soutien. Peu importe la forme, l’important est qu’elle vous parle, pour ma part j’aime faire un bouquet de saison accompagné d quelques fruits un bouddha, un encens , une bougie que j’allume . Puis je remercie l’univers et les  ancêtres de me donner l’opportunité de pratiquer. je m’incline les mains jointes  dans le geste de me rassembler à l’univers et la retraite est ouverte !  De la même manière, je remercie en fin de retraite et je clos la retraite en éteignant la bougie.  Traditionnellement la bougie reste allumée tout le temps de la retraite mais cela peut poser des risques de sécurité si elle n’est pas protégée. 

Préparer son espace est également un rituel , celui de prendre son de soin de son être  profond en considérant important de lui consacrer un espace  . Mais s’il vous est difficile de garder un endroit en particulier , allumer une bougie là ou vous vous asseyez et ce sera très bien. L’important est l’engagement intime de créer  cet espace mais il  n’a pas besoin de s’incarner de manière grandiose. 

La seconde  contemplation
partage vidéo : 

Proposer une autre manière de cuisiner, se déplacer , en parler, partager ses  recettes est une pratique et un travail  aussi si cela vous parle merci de m'aider en soutenant ces partages .

Valérie D.H 

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