Les saisons chez Awami sont au nombre de 5 comme les 5 saveurs, les 5 textures , les 5 couleurs et les 5 contemplations . Elles  se confondent toutes dans l'unique saison  de notre vie au rythme de la terre, dans le silence profond  de notre existence confondue.

- le printemps

- l'été 

- l'automne 

- l'hiver 

- le renouveau 

LE RENOUVEAU

8 et 9 février 

En  phase avec le nouvel an lunaire de la fin janvier / début février que signe  les premières fleurs de prunus ou l’éclosion des camélias. Et si cette saison se faisait discrète jusque là dans nos contrées on peut dire qu’elle est mise en lumière  depuis quelques années avec le réchauffement climatique. 

La saison du renouveau est donc encore au cœur de l’hiver mais avec ce réveil délicat , intérieur, cet enthousiasme silencieux de l’énergie régénérée par le repos. 

Il y a une belle tradition au japon qui marque ce renouveau grâce à une soupe celle des 7 herbes ( nanakusa)  . On la  retrouve en Europe , c'est celle du bouillon des 9 herbes nouvelles du jeudi saint  ( griendonnerschdaa supp)  . On lui prête des vertus certainement justifiées grâce à l’amertume qui va nettoyer le foi de ses excès festifs mais plus profondément je crois que de goûter le sauvage bien vert de l’hiver nous met en lien avec la nature.

Traditionnellement la tradition du nanakusa marquait la fin de nouvel an luni solaire   qui depuis l’ère meiji  et le nouveau calendrier est passé au 7 janvier au lieu du 7 février . 

Associée à la pleine lune du 9 février nous bénéficierons par notre manière de nous relier ( pratique)  , de l'énergie et de l'enthousiasme propice au renouveau de l'année en marche. 

 

7 et 8 mars : 

Depuis le 25 février ( mardi gars) nous entamons la fin de l'hiver et la remontée vers le printemps. Dans la tradition chrétienne c'est  le temps de carême qui  s'aligne au cycle physio-biologique .  Cette période suit les carnavals ( enlever la viande étymologiquement ) avec son apogée au mardi gras ( littéralement le dernier jour de gras de l'hiver).  

C'est donc une  période d'allègement , de rafraichissement du corps mais aussi du coeur , on se prépare au renouveau , on se dégraisse de l'ancien, du connu pour recevoir le nouveau cycle de l'équinoxe de printemps jusqu'à la résurrection terrestre de pâques , fin du carême.

C'est toute la nature qui se prépare , de manière silencieuse et invisible et simplement  nous nous alignons.

C'est en compagnie de la pleine lune de la nouvelle année lunaire  de février et de la super lune de mars   que nous nous retrouvons pour ces partage du coeur. 

Shin en japonais , que l'on traduit souvent par esprit , signifie le coeur, notre coeur mais surtout le coeur du monde. Profiter de la lumière de la lune nous  permettra de déployer , en douceur , l'énergie qui se réveille.

2 jours pour ouvrir l'espace, se rendre disponible , se détendre pour écouter la vie et la nourrir de tout notre être . 2 jours pour recevoir et redonner dans l'esprit de la troisième  contemplation. 

LE PRINTEMPS 

L'équinoxe de printemps du 20 mars signe l'ouverture du grand réveil et pour la première fois il semble être synchrone avec  tous les êtres. Que ce soit dans le drame des hôpitaux  ou l'éclosion d'une fleur , c'est la saison d'un nouveau cycle qui commence. L'ancien est chassé, cassé et dans les larmes comme dans la joie nous entrons dans l'espace de l'inconnu. 

C'est en tous les cas une formidable opportunité de rentrer dans la pratique de la situation , de faire avec ce qu'il y a tel que c'est , fondamental au jaillissement du vivant . 

A ce sujet je vous invite à lire le texte " contempler l'incertitude" du blog  et de vous replonger dans ce poème percutant écrit au 13 ème siècle par un maître zen et d'une fulgurante actualité. 

Dans la pratique zen  monastique l'équinoxe incarne la pratique des qualités d'éveil ( les paramitta)  qui se manifestent symboliquement  quand la lumière est égale à la  nuit. L'année dernière à cette époque j'étais  à Soji - ji ( Japon)  pour  la cérémonie de la nourriture et un déjeuner avec le tenzo du temple que j'ai partagé dans un texte sur le blog également. 

Voilà , mais pour nous dans cette pratique séculière de notre vie telle qu'elle est ce sera l'occasion de respirer , s'assoir , cuisiner et manger  dans le mouvement qui sera le notre simplement facilité par la communauté , le fait de faire ensemble.  

Le  rituel d’ouverture: 

Tous comme les enseignements , les rituels sont des cadres permettant la fluidité et la l’harmonisation  de la pratique avec son environnement. Faire un rituel d’ouverture et de fermeture c’est appeler durant le temps de la pratique toutes les matriarches et les patriarches qui avant nous ont pratiqués et c’est bénéficier de leur soutien. Peu importe la forme, l’important est qu’elle vous parle, pour ma part j’aime faire un bouquet de saison accompagné d quelques fruits un bouddha, un encens , une bougie que j’allume . Puis je remercie l’univers et les  ancêtres de me donner l’opportunité de pratiquer. je m’incline les mains jointes  dans le geste de me rassembler à l’univers et la retraite est ouverte !  De la même manière, je remercie en fin de retraite et je clos la retraite en éteignant la bougie.  Traditionnellement la bougie reste allumée tout le temps de la retraite mais par  sécurité  mieux vaut l'éteindre par chaque zazen.

Préparer son espace est également un rituel , celui de prendre son de soin de son être  profond en considérant important de lui consacrer un espace  . Mais s’il vous est difficile de garder un endroit en particulier , allumer une bougie là ou vous vous asseyez et ce sera très bien. L’important est l’engagement intime de créer  cet espace mais il  n’a pas besoin de s’incarner de manière grandiose. 

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